4 décembre 2021
Amélie Nothomb remporte le prix Renaudot 2021 avec « Premier sang »

Amélie Nothomb remporte le prix Renaudot 2021 avec « Premier sang »

Avec son trente-deuxième roman, « Premier sang », la romancière belge Amélie Nothomb remporte le prix Renaudot. Elle y raconte l’histoire de son père, Patrick Nothomb, décédé en mars 2020.

La romancière belge a remporté pour la première fois, mercredi 3 novembre, le prix Renaudot avec son trente-deuxième roman, Premier sang (Albin Michel). Face à elle, trois rivaux étaient en lice : Anne Berest avec La Carte postale (Grasset), Nicolas Chemla avec Murnau des ténèbres (Cherche-Midi) et Abel Quentin avec Le Voyant d’Etampes (Les éditions de l’Observatoire).

L’autrice de best-sellers a été élue au 2e tour, avec 6 voix. Le Renaudot de l’essai a été décerné à Dans ma rue y avait trois boutiques (Presses de la Cité) d’Anthony Palou, a précisé Franz-Olivier Giesbert, un des jurés du Renaudot. Dans son nouveau roman, l’autrice donne la parole à son père, l’ambassadeur Patrick Nothomb, à travers un récit à la première personne. « Perdre son père, c’est une épreuve (…) mais ne pas pouvoir aller à son enterrement (…) ça a été terrible », avait-elle confiée, au micro de France 2.

L’histoire : Amélie Nothomb se glisse dans la peau de son père. Ce dernier, devenu narrateur, raconte son enfance dans les années 1940, à travers les yeux d’un garçonnet. Le doux Patrick – marqué par la mort de son père et le désamour de sa mère – est élevé par ses grands-parents maternels, dans un milieu aristocratique. Une enfance entrecoupée de séjours chez son grand-père paternel, Pierre Nothomb. Séjours spartiates à l’éducation carrément darwinienne, aux côtés d’une horde d’enfants sauvages. De quoi endurcir Patrick qui, une fois adulte, doit survivre à une prise d’otage au Congo.