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Votre web média dédié à la gastronomie, au tourisme et à l’art de vivre « GOTA » vous sert aujourd’hui le 2ème volet des nouveaux restaurants à Bordeaux de la rentrée 2017. Parmi cette nouvelle sélection spéciale « Traditionnels français », encore 5 belles trouvailles à lire et déguster sans modération : Les Mauvais Garçons, Meat Pack bbq, Le P’tit Louis, Loulou et le Marais. Soient 5 perspectives de bonheurs de plaisirs oeno-gastronomiques, avec une particularité commune aux 5, très souvent signe de qualité : des serviettes et nappes en coton ou en lin. Le digne savoir-faire du service à la française est respecté.

 » Les Mauvais Garçons «  est déjà un établissement relativement connu, grâce à au moins 2 paramètres : d’abord, le 23 rue Neuve est une adresse historique où autrefois se tenait un couvent, mais aussi pour ses restaurants qui se sont succédés à travers les époques, comme le restaurant-cabaret  » Le piano en croute  » du temps du regretté Jean-Marie Esposito, mais aussi grâce à leur organisation d’événements et notamment aux Epicuriales 2017. Dès l’entrée, accueilli par un joli mur végétal, l’équipe dirigeante ne manque pas de dynamisme et d’humour : «  A nous 4, on fait un bon garçon ! « . Se référant un peu à l’esprit du Piano en croute, le nouveau restaurant qui a déjà 6 mois (ouvert depuis le 3 mars) se veutLes Mauvais Garçons : la salle principale bénéficie d'une décoration soignée et d'une ambiance lounge très agréable - Photo DR «  faire de la qualité sans se prendre la tête «  explique le directeur Julien Legrand, qui vante leur vif succès aux Epicuriales. La partie organisation d’événements est donc prégnante : participation aux Epicuriales, organisation de parties réceptives comme au championnat de BMX de cet été aux Quinconces où ils étaient les seuls à proposer un bar-snack, sur place bien sûr grâce à des soirées spéciales comme  » Les Vilaines Filles  » le 9 septembre dernier en partenariat avec  » With love from Paris  (un collectif de DJs parisiens), y compris sur la Garonne : une soirée  » Bad Boat  » sur la Garonne est prévue pour la fin de ce mois, et un stand sur le prochain Marché de Noël. Tout cela grâce aussi au directeur artistique, le DJ Joan Helix. Le Chef, Claudio Garcia Morillo est italo-argentin et passé par l’école Le Notre, le Cordon Bleu entre autre en France, El Bulli à Roses (Espagne) considéré comme un des meilleurs restaurants au Monde, et fut surtout le Chef exécutif de la chaine Sheralton Hotels (groupe Starwood) pour l’Amérique du Sud. La cuisine tendance d’Amérique du Sud est donc à l’honneur au  » Mauvais Garçons « , avec une carte qui change toutes les saisons, une formule le midi entrée-plat du jour-dessert à 17 € (qui change tous les jours), avec quelques spécialités dont le tournedos de bœuf façon Bayres, et des desserts fournis par Miremont de Biarritz (place des Grands Hommes à Bordeaux). Côté vins, le restaurant met l’accent sur une sélection de petits châteaux, aidé de Jeff Berrouet, consultant dans le monde entier. A l’image par exemple du  » Château Réaut  » 2012 (racheté au groupe Roederer) à 25 €. Et la collaboration de conseils de la part de Yannick Evenou pour les vins argentins… Et parmi les suggestions, une particularité qui fait toujours son effet : le homard sauce Thermidor à seulement 40 € grâce à des pièces qui sont incomplètes (amputées d’un pince par exemple). Enfin, la nouvelle carte de saison propose du Tataki de thon, tartare de Saint-Jacques, canette de Barbarie… Autre particularité du lieu atypique : la spécialité de mixologie de Julien Legrand, avec une carte comportant plusieurs créations originales. Les Mauvais Garçons font donc bonne figure grâce à de la cuisine de Bonne Famille dans une ambiance de Bons Vivants et de Fins Gourmets.

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Les Mauvais Garçons
23 rue Neuve, Bordeaux – 05 56 44 65 83
Service tous les jours jusqu’à 22h – Fermé dimanche et lundi
Page Facebook ici    –   Site internet ici

Le  » Meat Pack bbq «  met la viande à l’honneur, mais avec la sélection du meilleur et à rapport qualité-prix raisonnable. Car, dans le monde de la gastronomie, on le sait bien, les prix ont vite fait de s’envoler… Le nouveau restaurant de Saint-Pierre, ancien  » La Forge «  dont le nom vient de l’impressionnante cheminée de la cuisine (et bien visible dès l’entrée), ne s’enflamme donc pas : malgré des sélections draconiennes sur les fournisseurs et morceaux de choix, on arrive à des tickets moyens de 40 € environ le repas. Il faut citer des exemples de sources de matières premières pour comprendre que la viande servie sera de haute qualité,

La salle principale du Meat Pack, au rez-de-chaussée : une décoration soignée, grâce au goût et savoir-faire professionnel du stylisme - Photo DR

c’est-à-dire avec de la tendresse du maigre, et peu de nerf. «  On entend qu’il ne faut pas manger de viande… Oui, pas tout le temps, mais de qualité et surtout il faut savoir d’où elle vient ! «  assène avec force Tim Rémi, également patron de  » La Cagette  » créé en 2012 à quelques dizaines de mètres, place du Palais. Leur intérêt particulier pour la viande racée s’oriente donc vers Daniel Guérart à Bazas, qui élève ses bovins à 100 % en biodynamie, avec une précision d’orfèvre. Les commandes sont passées par demi-bœufs et abattus dans la quinzaine, comme pour le 2 novembre prochain, avec un suivi des détails sur le processus jusqu’à l’abattage, pour être rassuré quant au peu de nervosité attendu. Ou bien du Nacré du Gers fourni par Christophe Masson, de la Ferme des 4 Grasses.  Egalement deux autres atouts, rares à Bordeaux : les frites Belges cuites dans le blanc de bœuf, et le tartare de cheval le jeudi, qui «  font partie de l’identité du restaurant « , appuie Tim Rémi, vantant ainsi son Chef Théo Saint-Martin, bordelais qui vient de La Cagette, un passionné de viande. Et quelques abats, comme les rognons de veau. Le tout accompagné d’une belle gamme d’une centaine de références de vins, beaucoup de Bordeaux, des millésimés, des Morgon, des italiens, mais que du rouge… Particulièrement intéressant aussi de relever la disparité typologie de clientèle : «  A la Cagette, on a 80 % de femmes clientes, alors qu’au Meat Pack, c’est le contraire « . C’est confirmé, l’homme est un carnassier. Et vous pourrez même commander un poisson, toujours dans la haute qualité : du pavé de saumon à la planche d’Erable, Label Rouge. A noter aussi la décoration, particulièrement soignée : on retrouve tous les codes de la cheminée : le bois, le laiton du four, des lustres tendance… Tout s’explique : le bon goût provient sûrement aussi de son expérience d’ancien styliste international de mode. Créé le 15 juin et discrètement ré-ouvert depuis le 15 août, nul doute que le Meat Pack va faire un carnage sur Bordeaux.

Meat Pack bbq –  » Restaurant de feu « 
8 rue du Chai des Farines, Bordeaux – 09 72 62 12 69
Du mardi au samedi, de 19h à 23h30, samedi de midi à 14h30
Environ 20 couverts au rez-de-chaussée et 20 à l’étage
Site internet ici   –   Page Facebook ici

 » Le P’tit Louis  » a pris la belle place de « La Maison du Magret », au cœur du quartier des Quinconces. Juste à côté du Jardin public, au milieu de tous ces bâtiments construits dans le plus pur style XVIIIème dont Bordeaux jouit de sa réputation architecturale à travers le monde, où habitent d’ailleurs pas mal de gens aisés et des personnalités, ce restaurant a été créé en février dernier par Amanda Launès. L’opportunité du lieu, trouvé par un ami spécialiste des affaires immobilières de restauration trouvé que cela lui correspondait bien. En effet, le concept du lieu est adapté au quartier : classe et haute qualité dans les produits, le service et le soucis des détails, à taille humaine. Preuve en est, le slogan choisi qui apparaît dès l’ouverture du site internet : « Un supplément d’âme culinaire, pourvu d’espaces personnalisés où il fait bon se rassasier ». D’ailleurs, des transformations importantes ont été réalisées, telles qu’un comptoir en étain réalisé par un spécialiste, des banquettes en cuir, des chaises en rotin avec coussins de la terrasse… Le tout dans un esprit de pure brasserie parisienne. La qualité revendiquée est la

La terrasse du " P'tit Louis ", le nouveau restaurant au coeur du quartier XVIIIème des Quinconces - Photo DR « bistronomie » : la viande provient d’un fournisseur sous contrat « Label Rouge », qui ne fournit que 2 autres restaurants sur Bordeaux (le Chiopot et la Brasserie Bordelaise), et il n’y a que des produits frais de servis, uniquement du fait maison. Les spécialités tournent autour du riz de veau braisé, de la côte de veau fermière, du poisson de ligne selon l’arrivage. On arrive à des formules telles que entrée-plat du jour-dessert à 19 €, le plat du jour seul étant à 10,50 € seulement. Le Chef, Mickaël Puygornier vient de Paris, passé ensuite par le LB et la Brasserie Bordelaise. La carte des vins est bien construite, cohérente avec les plats : des vins de propriétaires, des vins millésimés, des Bordeaux et des Côtes du Rhône, permettant de faire un choix de 19 à 95 € la bouteille, jusqu’à un Côte Rotie 2014. Amanda Launès souhaite aussi mettre l’accent sur l’animation de son établissement, avec des soirées apéros-dégustations et des soirées jazz et blues. Il est vrai que la douceur du secteur, entouré de cette magnifique architecture et la sensibilité de la proposition dans sa globalité invitent à la volupté de laisser aller les sens.

Le P’tit Louis –  » Bistrot gourmand « 
33 cours du Maréchal Foch, Bordeaux – 05 56 38 82 19
Ouvert tous les midis de 12h à 14h30, sauf le dimanche
25 couverts à l’intérieur, 25 à l’étage et 40 places en terrasse
Site internet ici   –   Page Facebook ici

On revient dans le quartier de Saint-Pierre où «  Loulou «  a pris la place de  » L’exploit  » depuis le mois d’avril. Louis Bouchet, surnommé Loulou est natif de Royan et a fait ses armes en tant que serveur pendant quelques années à Paris. Formé à la finance (conseil en fusions-acquisitions), il a travaillé dans plusieurs restaurants comparables, et a finalement ressenti le besoin de monter sa propre affaire en dénichant l’opportunité de la reprise de cet endroit en 8 jours, après quand même 8 mois de recherche. Louis Bouchet est aidé de Pauline La salle principale de Loulou, à 15 mètres de l'église mondialement connue Saint-Pierre de Bordeaux - Photo DRqui vient du management hôtelier, et propose au pied de la mondialement célèbre église Saint-Pierre de Bordeaux (arrêt historique important sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle) une formule assez simple : 3 viandes, 3 poissons et la côte de bœuf. Tout réside donc dans une simplicité de proposition telle, qu’elle impose une assurance de qualité à l’arrivée, grâce au travail du Chef Morgane Ortega. Et tout en sélectionnant les fournisseurs pour des produits de haute qualité, à travers son réseau d’amis : un maraîcher-primeurs, un poissonnier d’Arcachon et une carte totalement élaboré selon la saison. Et un plat change même toutes les 2 semaines. Les spécialités : la joue de bœuf et le bar sauvage, des plats permanents qui donnent l’ADN du restaurant, tout comme l’œuf crémeux croustillant avec jambon à la crème de champignons sur un cuit de lentilles Beluga… Les vins sélectionnés constituent un carte à large spectre, grâce à des conseils d’autres amis, négociants pour des tarifs préférentiels dont il fait profiter aux clients sur des Bordeaux, des Bourgogne et Côtes du Rhône. A noter la décoration réalisée avec goût, autour du rouge, un beau lustre moderne et tendance trônant au milieu de la pièce principale.

Loulou
16 Rue de la Cour des Aides, 33000 Bordeaux
Ouvert du lundi au samedi, de 10h à 1h du matin (sauf en après-midi)
05 56 48 21 28
40 couverts au rez-de-chaussée, 40 à l’étage et 30 en terrasse (exactement au pied de l’église Saint-Pierre)
Site internet ici   –   Page Facebook ici

Le petit dernier de Bordeaux se trouve aussi dans le quartier Saint-Pierre, juste à côté d’un autre grand monument de l’histoire de France :  » Le Marais « , créé par Jérémy Trouillet place du Palais il y a 10 jours seulement. Place dont le nom provient du  » Palais de l’Ombrière  » ( » L’Ombrière  » était le surnom d’Aliénor d’Aquitaine, où elle avait, elle aussi, élu sa résidence), palais des Ducs d’Aquitaine et siège du Parlement dès 1462. Une belle opportunité d’emplacement grâce à la bonne connaissance du propriétaire. Souhaitant faire un clin d’œil au quartier du Marais à Paris et la marée pour le poisson (entre autre), Jérémy Trouillet a été directeur 5 ans au Wharfzazate au Cap Ferret, puis a travaillé sur la péniche « Le Deck » pendant 2 ans, ensuite au  » LB  » et enfin 8 ans au Maroc, toujours dans la restauration. Dès l’entrée et même en passant devant, vous pouvez ressentir l’ambiance unique créée par l’établissement, avec une décoration très soignée et une luminosité tamisée,Le Marais, le petit dernier de Bordeaux , en plein centre historique - Photo DR

autour des couleurs de bleu et de vert des sièges en velours, et de l’éclairage de toute une bibliothèque de vins derrière le comptoir, sur tout son long. Un gros travail de mise en valeur totalement réussi. Arrivera dans quelques semaines une cave spéciale pour les 1ers Grands Crus dans l’entrée à gauche, ce qui marque bien l’intérêt pour les vins hauts de gamme, en accord avec les mets proposés. La Chef, Maryline Goguet, titulaire d’un CAP de cuisine depuis 8 ans après avoir donné des cours de cuisine à Paris pour enfants, a créé le restaurant du musée des arts décoratifs de Bordeaux rue Bouffard entre 2014 et 2016 qui lui a donné une jolie réputation locale, tout en assurant ensuite 2 ouvertures d’établissements à Lacanau et Royan. Aidée de la fille de Maryline Goguet en salle, elle est originaire de Charentes-Maritime de glaciers italiens, les « Judicis » à Royan, et a toujours évolué dans cet univers depuis les années 1930-40. Aimant travailler gibier et revisiter les grands classiques à la française, elle réserve ce talent pour un peu plus tard, et propose déjà des plats où rien n’est laissé au hasard : elle joue sur les codes couleurs et selon la saison, mais beaucoup dans le classique, avec 3 saveurs maximum pour que l’une ne prenne pas trop sur l’autre, faisant ses propres fumés de poisson, ses propres sauces, le tout chaque jour. La carte est donc courte et totalement maîtrisée : du niveau annoncé de semi-gastronomique avec par exemple une côte de veau infusée à la verveine fraîche, des accords terre-mer tels que du râble de lapin, l’aloyau, l’agneau du Quercy… et même les pâtisseries sont faîtes maison avec un pâtissier en cuisine. Mais selon aussi les arrivages spécifiques dont elle est informée, même en dernière minute grâce à son réseau, notamment depuis le MIN de Brienne. Pour arriver à des tickets moyens apportant un excellent rapport qualité-prix, à environ 20 €. Côté projet, Jérémy Trouillet espère bien obtenir les faveurs de la mairie pour une terrasse à l’horizon des beaux jours. Mais sa disponibilité en dit long sur ses ambitions : le restaurant est ouvert tous les jours sans exception ! Une performance très rare à Bordeaux… Le Marais est donc déjà sur les rails pour devenir prochainement un haut-lieu oeno-gastronomique du centre-ville historique de Bordeaux.

Le Marais
Place du Palais, Bordeaux
Ouvert tous les jours, midis et soirs
Page Facebook ici

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